Mais de qui sommes nous le Juge ?   10259718_533537993423572_4208724376044492404_n

 

Sans tendre à généraliser, il y a de quoi être assez stupéfait d’observer certaines réactions humaines. Un geste, un mouvement, un mot, une attitude, et ; l’individu, le groupe adhère, sans réfléchir, sans prise de recul, dans une succession, une mécanique à répétition à reproduction des mêmes jugements, à prioris d’exclusions… Au lieu de tendre à  la réflexion, la tendance actuelle mise à une exclusion de tout ce qui fait exception.

Dans ces situations, tout ce qui est de l’ordre du phénomène non-conventionnel, hors normes, surprenant, du hors pair, du pas de trop, de l’habit de trop, de la chute au sol ; tout ce qui se démarquera de « l’habituel » fascinera tant, ahurira tant ; pauvrement…

C’est si simple de tirer des conclusions sur autrui, d’y ajouter des cris de spéculations, des mimes de jugements, des rires immédiats, des faciès de surprises, des apparats d’embarras, et se vêtir d’un étonnement réactionel faussé.

Mais, face à cela c’est bien plus difficile de remballer l’esprit du clichés « cash », de ficeler l’égo poussant au débit sur le « moindre apparent » et n’accordant que très peu de crédits à se qui pousse à la réflexion, la curiosité et la comprehension.

Pourquoi ne s’improviserait il pas audacieusement « en juge » aveugle et sourd pour mieux sentir ses réalités : il pourra ainsi se demander quel imbécile du moment pointer du doigt…

L’individu possède la maitrise sur son temps.

Pourquoi ne prendrait il pas un temps, pour s’interroger réellement sur les réalités invisibles, rendues imperceptibles par son  » prêt à réagir, à juger, et à condamner »; comme il tire des conclusions sur autrui?

Un temps d’amnésie volontaire pour ridiculement prendre le temps de la réflexion et recomposer leur déduction.

3 mai 2014.