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Il y a une perpétuité en nous.

A la croisée des cheminements, avec ces « êtres » qui nous entourent, que nous frôlons.

Nous écoutons leurs mots, leurs pas, leurs gestes, qui s’envolent et qui retentissent au loin, en nous.

Nous nous arrêtons, surpris, face à la stupeur de la vie jusqu’à l’envahissement de nos satisfactions, nos espoirs, nos doutes, de nos pires craintes et nos peurs redoutées.

Les recommencements, les lendemains nous offrent une illusion de joie. On tente de s’agripper à ce rideau d’éternité pour ne pas tomber dans cette Vérité qui tient pourtant en elle la réalité des moments finis, du temps écoulé, enterré, oublié.

Puis, un matin, au réveil, nous levons ce mince rideau qui nous sépare du jour, et nous apprenons en silence la réalité.

La cour est vide, subsiste sur la table basse, des miettes de pain,  des verres de thé vides, asséchés par le vent nocturne.

Un immense vacuité enveloppe les lieux, alors il ne nous reste plus qu’à partir, nous retourner.

Nous repartons, car nous partons tous.

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