Palais Hicham – Jericho. Cisjordanie.

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« Jericho, qui vient de fêter ses 10 000 ans d’existence, est une ville exceptionnelle pour son héritage architectural. Son site le plus spectaculaire est sans aucun doute le Palais d’Hisham, un vaste complexe érigé sans doute par Hisham ben Abed El-Malik (724-743), dixième calife de la dynastie des Omeyyades, bien que certaines hypothèses l’attribuent à son fils, Al-Walid II, qui aurait pu le construire entre 743 et 744. »

 

Source :http://www.evaneos.com/palestine/voyage/explorer/12823-1-palais-d-hisham/

 

Pour aller plus loin :

 

https://histoireislamique.wordpress.com/2014/09/15/le-palais-omeyyade-dhisham-palestine-jericho/

http://www.lorientlejour.com/article/1014478/une-mosaique-exceptionnelle-devoilee-a-jericho.html

Cercles de controverses. Bagdad. Iran.

Texte fondateur

Une tradition vieille de 10 siècles

« L’anecdote nous est rapportée par un théologien musulman d’origine espagnole … [qui se rend en Orient] dans le dessein d’y compléter sa formation juridique et théologique… Il arrive à Bagdad, se rend à la mosquée pour qu’on lui indique où rencontrer des maîtres et des gens avec lesquels il est possible de discuter.

Plusieurs savants qu’il connaît déjà, lui sont recommandés, mais il apprend en même temps qu’il existe à Bagdad des cercles appelés des « cercles de controverses »1, où se retrouvent des gens de toutes autres croyances. Il s’y rend, et voici la scène qu’il nous décrit. A une assistance déjà fournie s’agrègent délégation sur délégation qu’accueille à chaque fois le président de séance. Tous se lèvent jusqu’à ce que les nouveaux venus aient pris place. L’assemblée enfin au complet, le préposé aux débats ouvre la séance en ces termes :

« Selon notre contrat, personne ici ne tirera argument de son Livre sacré, et surtout pas les musulmans à partir de leur Coran (le président n’était certainement pas musulman), simplement parce qu’il ne constitue pas notre référence. Ici, nous en appelons donc à la seule raison. » La discussion s’engage alors dans une ambiance aimable et cordiale.
Stupéfait, le théologien se demande s’il se trouve bien en pays musulman…Car l’assemblée était composée d’athées, de juifs, de chrétiens, de manichéens. Elle comptait des adorateurs de feu, et toutes sortes de gens d’horizons intellectuels et spirituels les plus divers, Et cela dans la capitale du califat, du représentant de l’islam ! Et le même climat attend ce théologien dans un autre cercle encore… »

1 Ces cercles fleurirent dès le Xe siècle dans différentes parties du monde musulman.

2. Voir : Mohammed Talbi, Penseur libre en islam , Albin Michel, 2002, p. 237, 238, d’après l’ouvrage classique d’Al- Humaydi, Jadhwet al- Muqtabis, Beyrouth, 1983, p.175, notice 185

Perdre

Perdre
Mais perdre vraiment
Pour laisser place à la trouvaille
Perdre
La vie pour trouver la Victoire
— Guillaume Apollinaire, “Toujours,” Calligrammes

 

(Car au fond, nous perdons tous un peu de soi et de vie, à travers le temps qui passe)

 

 

Etoiles. Romain Gary.

C’était la saison des étoiles filantes et je me demandais pourquoi elles choisissaient pour tomber le même mois que les fruits mûrs.
Couché sur le dos, je me perdais dans le ciel ; je me promenais sur la Voie Lactée, grimpais sur la Grande Ourse comme sur un arbre, m’égratignais les mains en me hissant sur le Chariot, fréquentais Sirius, ramassais à mes pieds certaines étoiles sans nom et trop humbles pour oser me le dire : je les portais à mon oreille pour guetter leur murmure comme celui des coquillages et me mettais à jongler avec Castor et Pollux, dont on méconnaît en général les humeurs espiègles.
Je m’endormais ainsi en plein rêve et lorsque je me réveillais, tout ce tapis étincelant et brodé avec un si profond souci de plaire au regard avait disparu.
Romain Gary – Les Enchanteurs.

Bibliothèque AL Quaraouine. Fès. Maroc.

 

« Plus de trois ans après le lancement des travaux de restauration, la célèbre bibliothèque Al Quaraouiyine de Fès va bientôt rouvrir ses portes. Si les chercheurs y avaient toujours accès, celle-ci était fermée au grand public depuis des années.

Construite en 859, la plus ancienne bibliothèque du monde, qui renferme des manuscrits vieux de douze siècles, rouvrira ses portes en mai 2016, révèle sur son site la fondation TED, qui oeuvre dans le domaine de l’éducation et du partage du savoir.

C’est l’architecte marocaine Aziza Chaouni qui avait été chargée, en 2012, de réhabiliter le bâtiment qui tombait en ruines. Un projet ambitieux pour ce monument historique emblématique qui a vu passer entre ses murs les plus grands savants du monde arabo-musulman, d’Ibn Al Arabi au XIIe siècle à Ibn Khaldoun au XIVe siècle. »

 

http://www.huffpostmaghreb.com/2016/03/03/al-quaraouiyine-maroc-fes_n_9372276.html

 

Nelson Mandela.

th-2

« J’ai toujours su qu’au plus profond du cœur de l’homme résidaient la miséricorde et la générosité. Personne ne
naît haïssant une autre personne à cause de la couleur de sa peau, ou de son passé, ou de sa religion.
Les gens doivent apprendre à haïr, et s’ils peuvent apprendre à haïr, on peut leur enseigner aussi à aimer, car
l’amour naît plus naturellement dans le cœur de l’homme que son contraire.
Même aux pires moments de la prison, quand mes camarades et moi étions à bout, j’ai toujours aperçu une lueur
d’humanité chez un des gardiens, pendant une seconde peut-être, mais cela suffisait à me rassurer et à me
permettre de continuer.
La bonté de l’homme est une flamme qu’on peut cacher, mais qu’on ne peut jamais éteindre. Un homme qui prive
un autre homme de sa liberté est prisonnier de la haine, il est enfermé derrière les barreaux des préjugés et de
l’étroitesse d’esprit. Je ne suis pas vraiment libre si je prive quelqu’un d’autre de sa liberté, tout comme je ne suis
pas libre si l’on me prive de ma liberté.
L’opprimé et l’oppresseur sont tous deux dépossédés de leur humanité. Quand j’ai franchi les portes de la prison,
telle était ma mission : libérer à la fois l’opprimé et l’oppresseur. Certains disent que ce but est atteint. Mais je sais
que ce n’est pas le cas. La vérité, c’est que nous ne sommes pas encore libres ; nous avons seulement atteint la
liberté d’être libres, le droit de ne pas être opprimés.
Nous n’avons pas encore fait le dernier pas de notre voyage, nous n’avons fait que le premier sur une route plus
longue et difficile. Car être libre ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c’est vivre d’une façon qui
respecte et renforce la liberté des autres. La véritable épreuve pour notre attachement à la liberté vient de
commencer ».

 

« La plus grande gloire n’est pas de ne jamais tomber, mais de se relever à chaque chute. »

(Nelson Mandela)